Et si la plus grande ressource du Cameroun n’était ni le pétrole, ni les minerais, mais la compétence de son peuple ?
Alors que le pays vise sa transformation économique à l’horizon 2030 (SND30), une réalité s’impose : aucune infrastructure ni secteur stratégique, qu’il s’agisse de l’industrie, du numérique ou de l’agriculture, ne peut prospérer sans des femmes et des hommes qualifiés pour les faire fonctionner. Ce constat a structuré la Revue sectorielle conjointe de l’éducation et de la formation professionnelle, présidée par le Secrétaire général du MINEPAT, Jean Tchoffo, les 22 et 23 juillet 2026 à Yaoundé.
L’heure est à la rupture. Accumuler des diplômes et gonfler les effectifs scolarisés ne suffit plus. Dans une économie globale en mutation, l’école ne doit plus seulement transmettre des savoirs : elle doit créer de la valeur, susciter l’entrepreneuriat et produire des compétences directement alignées sur le marché du travail.
Financer l’éducation n’est pas une charge sociale, c’est un investissement à haut rendement économique. Aujourd’hui, l’inadéquation entre formation et emploi coûte cher : chômage des jeunes, pénurie de techniciens, perte de compétitivité. Pour industrialiser et innover, le Cameroun doit valoriser l’enseignement technique et revoir ses programmes pour répondre aux exigences du numérique et de l’industrie.
Le potentiel de la jeunesse camerounaise est immense, mais il reste virtuel sans formation adéquate. La Revue sectorielle 2026 le rappelle : le capital humain est l’infrastructure invisible de l’économie. Former mieux aujourd’hui, c’est produire davantage demain et convertir le potentiel national en prospérité durable.
Mvogo Virginie

